Jeudi 30 Juillet 2009, 13h06;
Etonnant comme Georges Brassens avait déjà tout dit dans sa chanson " La Marine ": << On les r'trouve en raccourci dans nos p'tits amours d'un jour, toutes les joies, tous les soucis des amours qui durent toujours ... >>. Etonnant aussi comme la suite de choix inattendus et chanceux peuvent aboutir à un grand n'importe quoi. Savoir qu'il aurait suffit d'un rien pour passer à côté d'une soirée, d'une journée, d'un moment à graver pour le reste de sa vie. Et puis ça arrive, avec l'effet d'une bombe, sans qu'on sache trop comment ni pourquoi, ce que même les vapeurs d'alcools ne suffisent à expliquer. Le jour d'avant, tu es ce type un brin blasé mais qui espère, tout bas, sans le crier sur tous les toits, le jour suivant, tu as une main qui as ratrappé la tienne, et le jour d'après, tu te demandes si tout cela n'était pas qu'un rêve. Tu as ce goût de "goudron"-chiken suave qui traine encore sur tes lèvres, la douceur de ses jambes entre tes doigts fébriles et tu maudis ton portable qui s'obstine à te laisser sans nouvelles. Il est ton pire ennemie à ce moment-là, et chaque chanson que tu écoute t'y ramène, à cette journée folle et incompréhensible, celle où tu as été un héros contre toute attente, où le temps s'est figé dans son sourrire candide et dans le naturel de sa gestuelle, où tu as cru sans pouvoir le dire ... Et ce coeur que tu avais musclé pendant des mois, éprouvé avec quelques escapades nocturnes, enfermé à double tour au fond du placard, se remet à gambader comme une petite biche dans les près, avant de se faire tirer par un bon ou un mauvais chasseur. Ce dernier avait ton nom, il avait ton sourrire et la langue trop pendue. Mais le tir est bel et bien partit: Heartshot. Et c'est fou ce que ça a pu me faire du bien.



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